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Une étude sur les aspirations des jeunes face à au travail

C’est dans le cadre de l’événement VIVA Technology 2017 qui se tenait à Paris, que ManpowerGroup, ViaVoice et Les Echos Start publiaient leur nouvelle étude :  “Les jeunes de 18 à 30 ans face à un travail en mutation”.
Réalisée auprès de 1 003 personnes, cette étude apporte un éclairage intéressant sur les attentes que peuvent avoir les nouvelles générations. Premier constat, si cette population est composée de profils et d’ambitions différentes, elle est dans son intégralité consciente des changements qui se profilent. Qu’ils soient de la “Génération Y” ou “Millennials”, tous ont conscience que l’emploi de demain ne ressemblera plus à celui d’aujourd’hui. En effet, ils sont 79% à penser que leurs générations a une vision nouvelle du travail et 54% imaginent que dans 10 ans le travail sera complètement différent. Et si des doutes subsistent, l’avenir n’apparaît pas pour autant incertain.

UNE RELATION AU TRAVAIL EN MUTATION

Les réponses des personnes interrogées ont permis  d’identifier 4 grandes catégories :

  • Les Fragilisées (28%) : avec des emplois plus ou moins précaires et avec peu de responsabilités, pour qui le travail est subi
  • Les Pragmatiques (18%) qui font plutôt le choix des plus grosses entreprises mais voient la disruption comme une opportunité
  • Les Optimistes exigeants (17%) qui accueillent avec bienveillance les mutations mais dont les attentes vis à vis du travail sont élevés
  • Les Optimistes flexibles (17%) qui eux aussi sont pour le changement mais privilégient le plan de carrière.
Quand on leur demande quelles sont les mutations les plus notables, on constate la montée de valeurs autrefois moins essentielles telles que l’épanouissement personnel ou l’autonomie. Parce que la vision du travail a bien changé, apparaissant aujourd’hui plus précaire, il est logique que que des valeurs de satisfactions soient plébiscités. Ainsi, l’écoute, la reconnaissance, la solidarité, la rigueur et la liberté arrivent-elles en tête. Néanmoins tous ne sont pas égaux puisque 43% des “Fragilisés” perçoivent l’emploi comme une source de contrainte, quand en moyenne 55% voient le travail comme une moyen de s’accomplir. Et si les “Pragmatiques” n’ont que faire de travailler pour une entreprise susceptible d’évoluer, les 2 groupes “Optimistes” le souhaite à 90%.

Enfin, la transformation des organisations et du marché du travail poussent aussi de nombreuses personnes à reconsidérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.  

Image ManpowerGroup

Un monde du travail plus bouleversé que menacé

L’arrivée des robots et la transformation digitale sont identifiées par 41% comme de potentielles menaces, preuve que le travail d’évangélisation sur les premiers est encore à faire. Peut-être plus surprenant, la mondialisation, la disruption ou le changement du droit du travail sont eux plutôt appréhendés comme des chances.
De manière logique, le CDI reste vu comme le parangon de la stabilité et de la sécurité (68%) et ils sont autant à penser que le type de contrat reflète la précarité ou non de l’emploi. La santé financière, les relations entre collaborateurs et hiérarchie et les choix économiques sont les autres critères permettant de valider le caractère précaire d’un travail.
Loins d’être aussi insatisfaits et capricieux que l’on veut parfois bien les décrire, les 18-30 ans ont plutôt une vision clair du monde du travail et de ses transformations. Si clairement la notion d’épanouissement devient essentielle à leurs yeux, ils ont pour eux d’avoir bien intégré les enjeux de demain et se voient majoritairement confiant pour l’avenir.

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